Partager l'article ! Jean-marie Le Pen :" Je ne suis pas contre une grande mosquée": Le rapprochement Le Pen-Djellil se confirme ...
Jean-Marie Le Pen s'est rapproché d'Omar Djellil (photo suivante).
© 2010 Thomson Reuters / Jean-Paul Pélissier
De passage à Marseille pour une séance plénière du conseil régional, Jean-Marie Le Pen a renforcé ses liens avec Omar Djellil, un homme très impliqué dans la communauté musulmane et désormais proche du FN. L'occasion de faire le point sur cette collaboration révélée il y a quelques mois et sur divers sujets de l'actualité marseillaise.
- Omar Djellil, proche de la mosquée de la Porte d'Aix, collabore avec le FN à travers son association "Alliance République Éthique". Beaucoup s'étonnent de ce rapprochement...
Jean-Marie
Le Pen : Pourquoi
? Dans tout le pays, il y a un courant de Français venus d'Algérie ou issus de l'immigration, désireux de s'intégrer en respectant les lois de la République. Ils trouvent en nous un accueil
favorable. Moi, je suis pour les conversations et les échanges. Musulmans et FN, ce n'est pas incompatible. En 1957, j'ai présenté un candidat arabe à la députation. Et en 1986, j'ai aidé à faire
élire une conseillère régionale musulmane, en Ile-de-France.
- Pourtant vous êtes contre la grande mosquée de Marseille...
J.M.L. : C'est parce que derrière il y a des substrats politiques. Il y a une influence de pays comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar qui ne me plaît pas. La finalité religieuse est
ambiguë. Je ne suis pas contre une grande mosquée mais il ne doit y avoir aucune contribution des pouvoirs politiques. À Marseille, la Ville a fait un cadeau
en cédant un terrain à un prix dérisoire (NDLR : loyer annuel de 25 000€ versé à la Ville par l'association "Mosquée de Marseille"). Un projet de mosquée doit être entièrement privé. Le terrain
aurait dû être acheté. Je suis pour l'annulation du permis de construire.
- Vous parlez du Qatar avec méfiance. Pourtant à Paris, les Qataris font rêver tous ceux qui aiment le foot...
J.M.L. : Ce n'est pas une raison pour apprécier le Qatar. Si demain c'est la mafia qui met de l'argent dans le PSG, vous applaudirez, vous ?
- Marseille a pris un arrêté antimendicité. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
J.M.L. : C'est dérisoire. L'arrêté ne résoudra pas le problème de la mendicité, ni les questions d'insécurité. Le chômage augmente, la population s'appauvrit. Il y a un vrai
problème économique. On ne réglera rien avec des amendes.
- La préfecture a mis les gros moyens pour lutter contre la délinquance au centre-ville. Mais ailleurs, la population se plaint d'être oubliée. N'y a-t-il pas un déséquilibre en matière de
sécurité ?
J.M.L. : Avec la réduction des effectifs de police, il ne faut pas s'attendre à ce que les pouvoirs publics agissent sur tout le territoire. On n'a pas tenu compte de l'acuité des
problèmes qui sont la conséquence de l'immigration. On doit protéger les frontières. Le rôle de la police est dérisoire. Cela ne suffira pas à lutter contre la délinquance.
Via La Provence
Carl
Lang Candidat de L'Union de la droite Nationale à l'élection Présidentielle 2012